
Chronique Historique
des Jardins Familiaux de Sedan
A l'origine : localement
Une coutume établie par une Charte de 1182 concède des terrains de culture aux familles ouvrières de BEAUMONT EN ARGONNE (ARDENNES).
La tradition s'est longtemps perpétuée à Beaumont comme dans beaucoup de villages ardennais où, des terrains de jardinage, appelés Chènevières, étaient concédés gratuitement aux habitants depuis un temps immémorial.
A Sedan, Madame Félicie Hervieu prend l'initiative d'aider à l'acquisition d'un lopin de terre à des familles dans le besoin. C'était une participation active à la survie de la famille, cultivant elle-même des légumes pour se nourrir et améliorer sa santé.
Belle initiative pour diminuer la mendicité professionnelle.
A partir de cette expérience, elle fonda "L'Oeuvre pour la Reconstitution de la Famille, Assistance par le Travail de la Terre"
La société ainsi, louait 14 000 m² de terrain répartis entre 21 ménages soit 600 à 800 m² par bénéficiaires.
Et l'on put voir :
- Après les dernières maisons du faubourg: une pièce de terre découpée en carrés réguliers par des treillages ou des fils de fer. Les arbres étaient rares, sinon absents, tenant trop de place. Les outils de jardin étaient enfermés dans de petites guérites barbouillées de goudron ou de coaltar. Parfois, une seconde baraque, plus basse, abritait des lapins.
- La terre était entièrement cultivée, sauf d'étroites allées, comme laissées à regret.
- La principale récolte concernait les pommes de terre, puis les choux, carottes, salades, pois, fèves, fraises et autres primeurs.
Madame Félicie Hervieu intitule son action "Oeuvre pour la Reconstitution de la Famille, Assistance par le Travail de la Terre". Elle anime des conférences, partage ses expériences et rédige deux fascicules :
"L'APPEL AUX MERES DE FRANCE" en 1891
"L'APPEL AUX PERES ET MERES DES CLASSES LABORIEUSES" en 1892
Félicie Hervieu adresse un de ses exemplaires à l'Abbé LEMIRE, député du Nord, qui le transmettra au docteur LANCRY.
